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Je m'appelle Jean-Daniel. Communicant visuel de formation, développeur de métier. Et depuis 2024, je fais une chose que personne d'autre ne fait exactement de la même façon : je prends des objets que le temps a oubliés, et je leur redonne une raison d'exister.
Pas par nostalgie. La nostalgie, c'est regarder en arrière. Ce qui m'intéresse, c'est regarder un vieux téléphone et me demander ce qu'il pourrait faire ce soir dans votre salon.
Tout a commencé par une question idiote. J'avais transformé un vieux combiné en lampe — comme on en voit parfois. Puis j'ai pensé : et si le cadran tournait encore ? Pas pour décorer. Pour servir à quelque chose de vrai.
Cette question m'a coûté des centaines d'heures. Et elle m'a appris une chose que vingt ans de création numérique ne m'avaient pas enseignée : un objet physique bien fait résiste au temps d'une façon qu'aucune application ne peut imiter. Votre téléphone de 2019 est obsolète. La radio Saba de 1963 dans mon atelier est parfaite.
Alors je lui donne un cœur neuf. Électronique conçue sur mesure, câblage, soudure, assemblage à la main — et elle joue Spotify sans que ça se voie. Le bouton tourne encore. Le cadran cliquète encore. L'objet est intact. Il fonctionne juste mieux qu'avant.
Chaque pièce quitte l'atelier une seule fois. Elle ne reviendra pas. Et dans dix ans, elle sera encore là — ce qu'on ne peut pas dire de grand-chose d'autre.
Atelier N°24 — Prangins, Suisse.